vendredi 8 juin 2007

TRAVIS & UNKLE BOB, Paris, Le Bataclan, 07/06/2007


Militons pour offrir un clim au Bataclan!!! Mais après tout que demander de plus ? Une belle soirée, deux concerts excellents et un séjour au sauna : le tout pour le prix d’une place de concert ! Non franchement de quoi se plaint-on ? !!!

Bon heureusement on ne retiendra pas que la chaleur étouffante de la salle de concert de cette soirée ! Loin de là ! Tout d’abord une première partie totalement inconnue en ce qui me concerne : Unkle Bob. Groupe écossais. Je dois admettre que j’ai rarement été autant séduit par une première partie que je ne connaissais pas. Belles mélodies et solide présence. Apparemment je n’étais pas tout seul à apprécier si on en juge par les réactions plus qu’enthousiastes du public. Groupe à suivre forcément !


Et ensuite Travis a réellement emballé tout le monde. Une entrée sur scène (qu’on appellera depuis fin mars dernier) " à la Arcade Fire " mais en moins solennel et plus fun : ils arrivent du fond de la salle sur l’hymne de Rocky, à la manière d’un boxeur venant défendre son titre, suivi par des projecteurs dirigés de la scène. Début de concert sur " Selfish Jean ", un des titres emballants du dernier album et ensuite enchainement sans faille de tubes. Connus ou pas encore connus en fait ! Des tubes. Des vrais !

C’est en effet assez rare de trouver un groupe dont on se dit, au commencement de chacune des chansons, que la mélodie, les premiers mots ou le refrain est ancré quelque part dans une zone du cortex... Impressionnant cette faculté unique de la part de Fran Healey à pondre ces hymnes entêtants et à les enchainer avec une légèreté et une bonne humeur forcement communicative...


Il en manquait forcément bien sur mais d’un "writing to reach you" mémorable (un de leurs premiers titres "marquants" à mon sens les ayant fait basculer du statut de petit groupe indie sympathique au statut de groupe sur lequel on compte, et fabuleuse ligne nichée au sein d’un couplet "and what’s a wonderwall anyway") à un "side" tournoyant en passant par l’inévitable "sing". Les nouveaux morceaux s’insèrent parfaitement ("my eyes" émouvant, "closer" single évident). Et le rappel achève tout le monde : "flowers in the window" en acoustique, "humpty dumpty love song" morceau hypnotique et d’une beauté spleenante inégalée et final endiablé sur "why does it always rain on me" pendant lequel le public, en nage, est invité à sauter dans tous les sens !!!

Pas de pose inutile, pas de frime, juste de superbes chansons et une joie de vivre résolument insolente ! Un groupe heureux regarde partir vers l’air frais un public heureux.

Travis n’a certes pas la capacité de convaincre les d’jeuns fans des Arctic Monkeys ou des Klaxons et se complait volontiers dans une mouvance "brit pop mélodique à l’ancienne". Mais l’assistance est tellement convaincue qu’on se dit qu’après tout être à la mode n’est certainement pas le principal à partir du moment où on arrive à durer et à vieillir aussi bien que Travis.




1 Comment:

Poutine said...

wow, ta chronique m'a donné des flashbacks - j'avais oublié combien de bons tube ces jeunes écossais ont écrit... did they play 'i love you anyways'?